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  LIBAN  
 
 
 
Salle Montaigne

Salle Montaigne de l'Institut français du Liban © Eric Le Roy, CNC

La salle Montaigne de l’Institut français du Liban, au centre-ville de Beyrouth, a rouvetr ses portes en septembre avec un appel à la mobilisation, soutenu par la FIAF, pour la création d’une Archive cinématographique.
En effet, au Liban, il n’existe à ce jour aucune institution nationale pour la préservation des archives, ni aucune préoccupation centralisée pour la sauvegarde du patrimoine immatériel, seule la Télévision Libanaise (Télé Liban) s’est engagée dans cette démarche de garder des archives « papier » et « audiovisuelles ».

 
 

Pourtant le pays peut s’enorgueillir d’une tradition de production cinématographique et audiovisuelle dynamique notamment avec le Studio Baalbeck. Ce studio a accueilli de nombreux artistes légendaires, tels Fayrouz, Abdel-Wahhab, Farid al-Atrash, Fawzia Ahmad ou encore Abdel-Halim Hafez. Avec la guerre, le marché finit néanmoins par s’effondrer, entrainant le Studio Baalbeck dans un long et profond sommeil après qu’il eût fermé ses portes à l’été 1982. En 1992, dans un après-guerre encore propice à l’optimisme, le studio tenta de renaître de ses cendres, comme bien d’autres entreprises qui avaient jadis fait le rayonnement culturel du pays. Malheureusement, le studio ne résista pas dans le contexte d'une paix trop fragile.

Salle Montaigne

Exposition consacrée au Studio Baalbeck © Eric Le Roy, CNC

 
 
Départ de cyclistes

Dépôts © Eric Le Roy, CNC

Une organisation non gouvernementale, la UMAM, a réussi au moment de la destruction du studio à récupérer de nombreux documents cinématographique, audio, vidéo et papier. La UMAM désire aujourd’hui être en mesure d’identifier en détail et de numériser ces documents, ou au moins ceux d’entre eux présentant une valeur historique indéniable. Il lui faudra utiliser des équipements spéciaux pour la lecture de formats audios et audiovisuels aujourd’hui obsolètes. En outre, des efforts considérables de restauration pourraient s’avérer nécessaires. Les moyens lui manquent encore pour mener à terme cette mission pourtant indispensable à la reconstitution de la mémoire cinématographique du Liban.

 
 

Pour manifester tout son soutien à cette entreprise, l’Institut français a organisé une projection du film La Châtelaine du Liban, film jamais diffusé à Beyrouth depuis 1934. Le roman de Pierre Benoît, mythique au Liban, dont il est une adaptation, a été réédité en 2012 avec un appareil critique et historique. Eric le Roy, président de la FIAF, chef du service accès, enrichissement et valorisation des collections des Archives françaises du film du CNC, a présenté cette restauration effectuée par le CNC en 1992 à l’occasion du projet de création de Cinémathèque libanaise.

Espérons que, vingt ans plus tard, les images du Liban puissent enfin être conservées, restaurées et présentées au public qui les attend avec impatience.

Départ de cyclistes

Projection de La Châtelaine du Liban © Eric Le Roy, CNC

 
 
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