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  Un film il y a 100 ans...  
 

Le Journal de Rouen est un des plus anciens journaux régionaux de France. Il traite de sujets aussi divers que l'actualité politique et sociale, l'économie, les mouvements de navires, la littérature, les spectacles, les manifestations sportives…

La numérisation porte sur l'intégralité du "Journal de Rouen", du premier numéro paru en 1762 sous le titre "Annonces, affiches et avis de la Haute et Basse Normandie" jusqu'à la création de "Paris-Normandie" en 1947, soit plus de 186 années d'informations régionales.

> Les articles du quotidien Journal de Rouen
> Le film

 
  Janvier 1914 - Journal de Rouen (Rouen, Seine-Maritime)  

Jeudi 22 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

"C'est demain la première du grand succès d'Alexandre Dumas : La Dame de Monsoreau, ce film tant attendu et qui comporte sept parties sera donné seul, vu son importance, et la projection commencera à 8h. 3/4"


Vendredi 23 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

Communiqué :
"Ce soir, première de La Dame de Monsoreau, grand chef-d'oeuvre historique en sept parties, d'Alexandre Dumas. Vu l'importance de ce film sensationnel, la projection commencera à 8h. 45"


Samedi 24 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

Communiqué :
"Madame de Monsoreau ! grand drame historique en sept parties d'Alexandre Dumas. Le fim le plus artistique et le plus sensationnel vient de paraître à l'Innovation"


Dimanche 25 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

Communiqué :
"La Dame de Monsoreau, chef d'oeuvre en 7 parties d'Alexandre Dumas. C'est l'immense succès qui vient de paraître à l'Innovation et que tous les amateurs de beaux spectacles voudront voir ; à dix heures, nouvelle édition du Pathé-Journal"


Lundi 26 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

Communiqué :
"La Dame de Monsoreau en 7 parties, la plus riche cinématograhie tirée de l'oeuvre immortelle d'Alexandre Dumas, a enfin vaincu les rigueurs du froid et fait chaque soir salle comble à l'Innovation, il est vrai qu'il y fait bien chaud et que les fauteuils ne laissent rien à désirer. Tous les soirs, à 10 heures, nouvelle édition du Pathé-Journal apportant les événements du monde entier"


Mardi 27 janvier 1914 :

CINEMA-THEATRE DE L'INNOVATION

La Dame de Monsoreau

"Toujours à l'affût des films à succès, voici que les pourvoyeurs des cinématographes s'attaquent à l'oeuvre d'Alexandre Dumas. Ils ont grandement raison. Rien n'est-il plus connu et aimé du public que les grands récits de cape et d'épée du grand romancier ? Et ne se prêtent-ils pas merveilleusement à la transcription cinématographique ?

La Dame de Monsoreau, que l'on voit actuellement à l'Innovation, est vraiment un spectacle attrayant. Sa longueur (deux kilomètres !) n'est pas son seul mérite. C'est sans fatigue aucune - grâce à des repos habilement ménagés - qu'on suit les péripéties de la terrible intrigue. Chevauchées nocturnes, enlèvements, poursuites, chasses, cérémonies, fêtes et défilés se succèdent, comme pour éprouver la virtuosité du metteur en scène, mais sans jamais la mettre en défaut.

Quant aux acteurs, il faut leur reconnaître un réel talent, qu'ils soient chargés de grimacer, comme l'amusant moine Gorenflot, ou de se désoler perpétuellement - tâche plus redoutable - comme Diane de Méridor ou le baron de Monsoreau.

Si l'on peut dire avec le programme - en l'adaptant un peu - que les personnages vivent d'une vie très intense, colorée, toute en relief, que l'ensemble nous empoigne à ce point qu'on ne saurait quitter des yeux l'écran qu'une fois le dernier mètre tourné, on peut aussi, toujours avec l'auteur du programme, reconnaître à l'auteur du roman des "qualités essentiellement cinématographiques".

La justesse de cette appréciation pourrait rendre jaloux le meilleur critique."

 
 

Source : journal Le Journal de Rouen, conservé et numérisé par les Archives départementales de la Seine-Maritime, Cote : JPL 3_249


> Ressource en ligne

 
 

La Dame de Monsoreau (1913)

 
 
Collection CNC

Fiction, Drame, Film historique, Teinté, Muet
Format d’origine : 35 mm
Métrage d’origine : 2055 m

Réalisation : Émile Chautard
Société de production : Éclair

Année de sortie origine : 1913
Pays de production : France

 

Ce film a été restauré par les Archives françaises du film du CNC.

Comédiens : Marie-Louise Derval ; Marise Dauvray ; Emma Bonnet ; Henri Bosc ; Paul Guidé ; Victor Perny ; Léonce Cargue ; Jean Dulac ; Albert Bras

Résumé : Le comte de Monsoreau et le duc d’Anjou s’opposent dans une rivalité implacable pour l’amour de Diane de Méridor. Enlevée par le duc, elle est délivrée par le comte, que son père lui demande d’épouser. Diane, qui a fait soigner le comte de Bussy après un guet-apens, trouve en lui un nouveau prétendant. Chicot, le bouffon du roi, découvre l’existence d’un complot impliquant le duc et épie les conspirateurs. Monsoreau a épousé Diane en secret et exerce un chantage sur le duc. Chicot détruit la lettre de cachet ordonnant l’arrestation de Bussy, lui permettant de rejoindre Diane. Monsoreau, qui a raté de peu leur entrevue, est laissé pour mort après un duel avec Saint-Luc, ami de Bussy. Grâce aux soins de Remy Haudouin, qui soigna Bussy, Monsoreau surgit chez Diane à la tête d’une bande de spadassins et y trouve Bussy. Providentiel, Chicot survient et met un terme aux agissements de Monsoreau.

Observation : La copie du film, réduite par rapport au métrage initial (plus de 2200 m à sa sortie en 1913), présentait des intertitres et des cartons résumant les coupes très certainement effectuées pour cette distribution hors de France, en allemand. Les uns et les autres ont été traduits dans le respect du scénario original paru dans la presse à la sortie du film.

Mots clés : Complot; Jalousie; Relation amoureuse; Renaissance;
Lieu de tournage : Chenonceaux (France)

Lieu de consultation : Bois d'Arcy (Yvelines)