Accueil > notices des courts et moyens métrages > english version > quitter le parcours  
  Regard sur Pierre Coulibeuf - Notices des courts et moyens métrages  

 
  > Klossowski, peintre-exorciste (1987-1988)   > Le Démon du passage (1995)
  > Le Gai savoir de Valerio Adami (1989)   > Insomnie (1995)
  > Divertissement à la maison de Balzac (1989)   > Rubato (1995)
  > La Chambre des muses (1990)   > Cartographie (1998)
  > Alechinsky sur Rhône (1990)   > Michel Butor Mobile (2000)
  > PAB l'enchanteur (1991)   > Lost Paradise (2002)
  > Le Temps de voir... (série de 11 films) (1991-1992)   > Amour neutre (2005)
  > Samout et Moutnefret (1992)   > Pavillon noir (2006)
  > L'Oeil du poète (1992)   > Magnetic Cinema (2008)
  > Le Bureau de l'homme noir (1993)   > Dédale (2009)
      > Crossover (2009)
       
> Notices des longs métrages    
 
Klossowski, peintre-exorciste

Klossowski, peintre-exorciste

1988, 25 mn avec Jean-Emile Genvrin, François Mussard, Sybille Grimbert, Pierre Klossowski, Lucie Lens

A la galerie : Courte fiction à trois personnages ayant pour théâtre principal la Galerie Beaubourg à Paris, lors de l'exposition de Pierre Klossowski sur le thème de la légende de Saint-Nicolas. Le fantasme de François, suscité par la lecture de La Ressemblance de Pierre Klossowski, se déploie autour de la contemplation de tableaux qui mettent en scène de jeunes garçons victimes ou héros ? d'une fiction populaire.

Images-miroirs : La lecture de La Révocation de l'Edit de Nantes de Pierre Klossowski amène François au Louvre, devant La Grande Odalisque. Puis François se rend à Anvers, dans la Galerie Lens Fine Art, guidé par une obsession... Avec un appareil photo, il s'efforce de surprendre les esprits qui habitent les figures contemplées. François se laisse peu à peu saisir par les démons qui provoquent ses cadrages et recadrages successifs. Il est finalement possédé à son tour. Rentré à Paris, François tente de recomposer, à l'aide des clichés rapportés, les sensations éprouvées dans la galerie.
Les crayons de couleur : Fiction parodique de figures littéraires et picturales tirées de l'oeuvre de Pierre Klossowski. Le fantasme du personnage féminin donne à voir au spectateur différents masques de "Roberte", sous lesquels apparaît en miroir, le figure adolescente. L'artiste Pierre Klossowski est mis en scène dans son atelier, sous le regard espiègle de François qui transpose le fantasme initial du "modèle" dans l'espace pictural.

> Note de réalisation (pdf)

> retour au sommaire
Le Gai savoir de Valerio Adami

Le Gai savoir de Valerio Adami

1989, 11 mn,
avec Valerio Adami

«L'artiste tragique n'est pas un pessimiste, il dit oui à tout ce qui est problématique et terrible, il est dyonisien.» (F. Nietzsche).

Le portrait de Nietzsche, dessiné par Valerio Adami en 1966, apparaît comme frontispice aux Carnets de notes de l'artiste : tout au long du film, des réflexions sur la genèse de ses tableaux jalonnent les différentes séquences.

Les associations libres d'Adami s'évadent du temps historique, immobile, - elles agencent, dans chaque tableau, signes du passé et signes actuels, souvenirs visuels appelés par la mémoire, et réinterprétés par l'imagination de l'artiste. Le film de Coulibeuf simule ce processus mental.

L'oeuvre en cours d'Adami (il peint la fresque destinée au Théâtre du Châtelet), mais aussi des oeuvres récemment exposées ou encore inédites suscitent à leur tour, dans le film, ce travail de la mémoire qui sustente les tableaux du peintre.

 

> retour au sommaire
Divertissement à la maison de Balzac

Divertissement à la maison de Balzac

1989, 12 mn
avec Pierre Alechinsky, Michel Butor, Sybille Grimbert, François Mussard

Dans le quartier de Passy, à Paris. Des visiteurs se pressent à l'entrée de la maison de Balzac. On perçoit le brouhaha d'une soirée animée. La lecture du texte de Balzac Traité des excitants modernes suscite les "illustrations" du peintre Alechinsky - linogravures dans l'ouvrage de bibliophilie, eaux-fortes et grands formats à l'encre de chine exposés à la Maison de Balzac. Le peintre, dans son atelier, réalise des variations aquarellées de ses linogravures. L'écrivain Michel Butor médite dans le jardin. Il imagine ses Scènes de la vie excitante. Les représentations se mêlent, celles du peintre et celles de l'écrivain, des nappes de rêve s'étirent.

> retour au sommaire
La Chambre des muses

La Chambre des muses

1990, 25 mn
avec Gaia Riposati, François Mussard

A la Villa Médicis, à Rome, dans l'univers des cycles de l'Eternel retour... Le héros : voyageur attiré par l'esprit du lieu, au hasard d'un mouvement qui l'emporte, le ramène dans différents endroits de la Villa, modifie son identité, sans qu'il en comprenne la loi. "Cette vie, telle que tu la vis maintenant et que tu l'as vécue, tu devras la vivre encore une fois et d'innombrables fois" lui souffle une voix, lorsque, pour la première fois, il contemple le plafond de la chambre des muses. Il se sent habité par l'étrange impression de revivre des choses qui lui sont jadis arrivées.

> retour au sommaire
Alechinsky sur Rhône

Alechinsky sur Rhône

1990, 23 mn
avec Pierre Alechinsky

Pierre Coulibeuf met en scène différents moments du travail de création de Pierre Alechinsky, dans son atelier provençal, près d'Arles.

Les tableaux du peintre semblent imiter les forces qui composent et transforment les éléments naturels, en particulier l'eau, puissance de métamorphose qui inspire les oeuvres réalisées.



> retour au sommaire
PAB l'enchanteur

PAB l'enchanteur

1991, 30 mn
avec Pierre-André Benoit

A l'écart des circuits habituels de l'édition, Pierre-André Benoit, PAB comme l'appelle ses amis, apparaît comme une "singularité" : poète imprimant lui-même des livres qui n'ont rien de l'apparence commune "les minuscules". L'homme qui ne se prend pas au sérieux, présente ses livres comme des riens, de purs amusements. Ses compagnons de jeu sont René Char, Jean Hugo, Picasso, Braque, Miro, Dubuffet, Picabia ou Alechinsky. Portrait d'un dilettante artiste.


> retour au sommaire
Le Temps de voir... (série de 11 films)

Le Temps de voir...

1991-1992, Série de 11 films

Le regard singulier de onze artistes contemporains sur une ouvre d'art de leur choix.

Cette série constitue un travail préparatoire qui a trouvé sa forme définitive dans le long métrage du réalisateur « C'est de l'art »

 




1.     Le Vase de Fleurs (1924) de Francis PICABIA   avec Jacques MONORY                    
2.     Le Nu dans le Bain (1937) de Pierre BONNARD   avec Henri CUECO
3.     Le Grand Sanglier noir (1926) de Jean FAUTRIER   avec Pierre BURAGLIO
4.     La Pisseuse (1965) de Pablo PICASSO   avec Ernest PIGNON-ERNEST                
5.     L'Oiseau (1962) de Georges BRAQUE  avec Pierre-André BENOIT
6.     Rythme n°2 (1938) de Robert DELAUNAY  avec Jean LE GAC
7.     Two Black Angles (1944) de Kurt SCHWITTERS   avec Gérard TITUS-CARMEL
8.     Autoportrait (1924-26) de Chaïm SOUTINE   avec Gérard FROMANGER                    
9.     Les Loisirs (1948-49) de Fernand LÉGER  avec Jean-Pierre PINCEMIN
10. Les Nymphéas (1914-26) de Claude MONET  avec Louis CANE
11. La Vierge au Chancelier Rolin (v. 1435) de Jan Van EYCK  avec Christian JACCARD 
> retour au sommaire
Samout et Moutnefret

Samout et Moutnefret

1992, 9 mn
avec Jean-Pierre Bertrand

Dans le département des antiquités égyptiennes, au musée du Louvre. Une statuette datant de 1450-1420 avant J.C., constituée d'un couple : Samout et Moutnefret. L'artiste Jean-Pierre Bertrand fait le récit de sa rencontre avec la statuette égyptienne.

(Ce film est autonome mais également inséré dans le long métrage du réalisateur C'est de l'art)

> voir le film

> retour au sommaire
L'Oeil du poète

L'Oeil du poète

1992, 7 mn
avec Pierre Alechinsky

Poème cinématographique. L'oeuvre de Pierre Alechinsky a suscité un poème de Jean Tardieu. Le Portrait à la diable, lu par l'auteur, se donne à entendre comme composé de musique, de sensations et de significations. En contrepoint de l'oeuvre picturale qui se déroule sous le regard du spectateur, le texte poétique nous offre des visions nouvelles, des chemins à suivre, suggère des figures, des paysages, ouvre des espaces. Le film crée un univers en transformation continuelle.

> retour au sommaire
Le Bureau de l'homme noir

Le Bureau de l'homme noir

1993, 20 mn
avec Michelangelo Pistoletto, Jean-François Chevrier, Maria Pioppi

Le personnage de "l'homme noir", figure parodique détachée des premiers autoportraits de Pistoletto, est le rôle théâtral joué par l'artiste quand, libéré de ses oeuvres et assis à son bureau, il administre les images du passé, les images de la mémoire. Hiératique, immobile, il apparaît au fond du miroir. Présence troublante, il hante le film comme l'ombre du passé qui se mêle au présent, inspirant un monde paradoxal où les personnages sont sans cesse dédoublés, redoublés.

(Ce film est la première partie du long métrage du réalisateur L'Homme noir)



> retour au sommaire
Le Démon du passage

Le Démon du passage

1995, 14 mn
avec Kristina Solomoukha, Aude Du Pasquier Grall, Delphine Doukhan, Pierre Thoretton, Xavier Noiret-Thomé

S'agit-il d'une énigme policière ou bien d'un jeu amoureux ? Quelque chose est en train de se créer à la surface du chaos, selon un rébus obscur, incompréhensible, qui tend vers sa solution... insinue une idée... trace une Figure. Des séries de signes étranges se nouent les uns aux autres dans une atmosphère de faux jeu de piste. Des sortes de hiéroglyphes apparaissent ici et là, entrent fortuitement en relation, dessinent des Figures mouvantes. Reconstitution fictive de la chaîne d'images mentales qui fait surgir les visions du photographe Jean-Luc Moulène.


> Note de réalisation (pdf)

> retour au sommaire
Insomnie

Insomnie

1995, 28 mn

Réalisé en résidence au Domaine de Kerguéhennec au cours des rencontres 1995/96 entre des artistes plasticiens et le théâtre, la danse, le cinéma, la musique, la littérature, la chanson, la photographie, ce film est la première partie du long métrage du réalisateur intitulé Le Grand récit, sorti en 1997.

> retour au sommaire
Rubato

Insomnie

1995, 6 mn
avec Cristina Pistoletto, Denys Zacharopoulos, Xavier Noiret-Thomé, Marie-France Eriau, Alain Benoit, Cécile de Beaulieu, Jenny Coroner


Fiction expérimentale conçue dans le décor du grand salon du château du Domaine de Kerguéhennec (Bretagne, France), à partir de quelques oeuvres de Michelangelo Pistoletto et d'une performance de Cristina Pistoletto.

Rubato s'inscrit dans un projet de transversalité qui, ici, met en relation le cinéma, la sculpture, la poésie, la performance.

(Ce film est la deuxième partie du long métrage du réalisateur L'Homme noir )

> retour au sommaire
Cartographie

Cartographie

1998, 30 mn
avec Isabelle Delamont, Pia Viewing

Deux jeunes femmes parcourent le Limousin en voiture, à la recherche des oeuvres d'art situées dans l'espace public. Elles sont munies de cartes, de guides et de fiches. Un voyage en forme de jeu de piste - entre réel et imaginaire...

Le film construit un espace pluridirectionnel, une structure narrative circulaire, où les oeuvres se mêlent aux paysages - nature, villes, villages - qui les séparent et les réunissent à la fois. Les oeuvres induisent une nouvelle carte régionale - mais une carte toujours en devenir, car toujours recommencée. Le film arpente, cartographie même des contrées à venir.

> Note de réalisation (pdf)

> retour au sommaire
Michel Butor Mobile

Michel Butor Mobile

2000, 61 mn
avec Michel Butor, Mireille Calle-Gruber

Essai de reconstitution d'une visite chez l'écrivain Michel Butor. Quelques indices : un livre : La Modification ; un groupe : le Nouveau Roman ; un voyage en Amérique ; une frontière. La structure « sérielle » du film invite à l'activité combinatoire et aux associations libres, propose de nombreux parcours ludiques, suggère un univers fondé sur la fragmentation, la répétition et la modification.

 

 

> Note de réalisation (pdf)

> retour au sommaire
Lost Paradise

Lost Paradise

2002, 33 mn
avec Jean-Marc Bustamante, Karine Jovelin, Marc-Ernest Fourneau, Agnieszka Slosarska
Fiction (parcours mental), réalisée à partir de l'oeuvre de Jean-Marc Bustamante, et notamment d'une production de l'artiste La Maison close (2001), sculpture-architecture située à Orléans La Source.

Le film tente de simuler une disposition spirituelle, un mouvement ou une attitude, un tour - et des détours - de pensée, un sentiment ou une sensation; autrement dit, de simuler (communiquer) une agitation invisible. Après d'autres auteurs, Jean-Marc Bustamante suggère par son oeuvre que si le rapport de l'homme peut être ressenti comme problématique, le monde lui-même comme incertain, énigmatique, insaisissable, l'oeuvre plastique, et partant filmique, loin de prétendre donner un sens au monde, ne peut que se faire l'écho d'une étrange familiarité.
Un sentiment de mélancolie accompagne le peu de réalité du monde, sa présence silencieuse, énigmatique : "la retenue des choses en leur état latent" (Maurice Blanchot)
Lost Paradise suggère cette distance entre l'homme et le monde, cet état de mélancolie vague provoqué par un désir d'infini, d'abolition des limites - désir voué à n'être jamais assouvi.
Trois lieux. Trois situations avec personnages.

> voir le film
> Note de réalisation (pdf)

> retour au sommaire
Amour neutre

Amour neutre

2005, 28 mn
avec Chloé Aujard, Eve Bitoun, Thomas Clerc, Marc-Ernest Fourneau

"Le neutre ne séduit pas, n'attire pas : c'est là le vertige de son attrait dont rien ne préserve." Maurice Blanchot.

Un processus fictionnel. Une relation amoureuse en train de se désagréger ? Un semblant de récit, une ébauche de diégèse, les fragments d'une rencontre entre un homme et une femme : une « rencontre du croisement » marquée par le retour, le dédoublement, la distance. Des attitudes indécises soudain suspendues ou contradictoires, des voix blanches. Des « figures » et non des personnages. La figure comme un simple apparaître, une projection mentale. Les visages, comme des « apparitions » étranges, détachées du décor, captent presque toute l'attention. Les gros plans : ce sont des formes abstraites comme des masques, débarrassées de toute expression psychologique. Les visages, comme les paysages, sont ici le lieu de la sensation. Les voix, immatérielles, sont libérées du personnage. Amour neutre : proposition d'un monde qui n'est pas la représentation du réel, mais qui en est le reflet.


> retour au sommaire
Pavillon noir

Pavillon noir

2006, 23 mn
avec Angelin Preljocaj, Graig Dawson, Sergio Diaz, Céline Galli, Thomas Michaux, Lorena O'Neill, Zaratiana Randrianantenaina, Nagisa Shirai

Fiction parodique basée sur des actions chorégraphiques d'Angelin Preljocaj. Les sept personnages qui évoluent dans le bâtiment Pavillon Noir de Rudy Ricciotti dynamitent sans vergogne les codes de la chorégraphie et du cinéma : contamination, débordement, distance, - la fiction met la réalité à l'épreuve.

Le film s'inscrit dans un projet de transversalité qui met en relation l'architecture, la chorégraphie et le cinéma. Il vise à produire un espace autre, un espace "à la frontière" des disciplines et des genres de l'image en mouvement, là même où les individus et les choses se transforment, changent de statut, d'identité. Comme un double ou une image en miroir de la réalité. L'indétermination en devient la caractéristique première. Cette autre réalité, c'est celle que rendent visible par instants les forces obscures qui habitent l'individu : le monde pulsionnel provoque de brusques dérèglements de la réalité, de multiples incidents, de soudaines ruptures de la continuité narrative. La réalité du film est à la fois étrange et familière. Les personnages, comme de petits démons, parodient avec entrain les stéréotypes fictionnels du cinéma ou du film TV (sitcom, etc.).

> retour au sommaire
Magnetic Cinema

Magnetic Cinema

2008, 33 mn
avec  Germana Civera, Hanna Hedman, Saskia Hölbling, Benoît Lachambre, Moravia Naranjo, Fabrice Ramalingom, Stephen Thompson

Inspiré de Lugares Comunes du chorégraphe canadien Benoît Lachambre, le film touche au domaine du surnaturel. Un jeu de forces multiples lie les personnages du film aux éléments naturels - l'air, l'eau, le végétal et le minéral - induisant une gestuelle étrange et pulsionnelle. Ces personnages ont leur double androïde, habité par une autre volonté, non humaine. Ils évoluent dans un espace magnétique où le langage du corps se substitue au langage des mots. Le cinéma - comme art de la suggestion, art des forces obscures, obsessionnelles ­- témoigne de la nature cyclique de l'existence. Ainsi vivent les vagues...

> voir le film

> retour au sommaire
Dédale

Dédale

2009, 26 mn
avec  Vania Rovisco, Matheus Walter

Fiction expérimentale inspirée de l'univers du peintre brésilien Iberê Camargo.
La forme particulière - labyrinthique - du bâtiment qu'Alvaro Siza a conçu pour la Fondation Iberê Camargo, a déterminé la forme même de Dédale. Dans le film, ce bâtiment figure une mise en abyme. L'oeuvre d'Iberê Camargo apparaît là comme un noyau vivant, mais un « noyau en expansion », pour faire référence au titre d'un tableau de Camargo. Le personnage féminin du film, à l'instar de l'Ariane de la mythologie, nous guide - et nous perd - en ce lieu. Grâce à Ariane, ce lieu attire un Dehors qui double, prolonge, comme une projection mentale, le labyrinthe induit par les déplacements d'Ariane dans le bâtiment de Siza. A l'infini. Le fil d'Ariane - le déroulement filmique - est un leurre. Cette fois, il n'y a pas de happy end. Comme une autre version de la légende, Ariane (et Thésée) ne sort pas du labyrinthe : au contraire, le personnage féminin fait l'expérience étrange, sans cesse renouvelée, de la perte d'identité, en passant d'un monde dans un autre.

> retour au sommaire
Crossover

Crossover

2009, 28 mn
avec  Erna Omarsdottir, PONI, Rodolphe Coster, Lieven Dousselaere, Marc Lallemand, Kate McIntosh, Frank Pay, Charles Blondeel

Pierre Coulibeuf projette Erna Omarsdottir dans son propre imaginaire et compose un personnage à travers le miroir. Identité multiple, Erna mêle innocence et perversité, démesure et cruauté. Tantôt visage d'ange, tantôt visage de démon.

Dans le film Crossover, le groupe Poni apparaît selon le point de vue du personnage joué par Erna Omarsdottir : Poni est à la fois une imagination d'Erna et (presque) une réalité enregistrée. Il se situe en fait à la frontière du réel et de l'imaginaire : les plans qui montrent les musiciens de Poni font certes penser à un concert, mais la lumière jour qui les éclaire (Daylight), conçue pour le film, les déréalise, les fait basculer dans un monde imaginaire. En fait, les plans tournés avec Poni simulent le concert : les Poni jouent comme s'ils étaient en concert, mais sur une scène transformée en plateau de tournage. Cette situation, tout à fait étrange, donne à leur musique une tension ou une intensité particulière. C'est dans ce contexte-là que les Poni ont produit leur musique - la même et une autre, à la fois.

> retour au sommaire