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  Regard sur Pierre Coulibeuf - Notices des longs métrages  

 
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C'est de l'art

C'est de l'art

1993, 72 mn
avec Pierre-André Benoit, Jean-Pierre Bertrand, Pierre Buraglio, Louis Cane, Henri Cueco, Gérard Fromanger, Christian Jaccard, Jean Le Gac, Jacques Monory, Ernest Pignon-Ernest, Jean-Pierre Pincemin, Gérard Titus-Carmel

Le regard singulier, souvent intempestif, d'artistes contemporains sur des oeuvres majeures de l'histoire de l'art. Les propos de ces « esprits libres » font voir chaque oeuvre comme une forme dynamique, en devenir, traversée par de multiples énergies. Le récit des artistes, en voix off, libère les possibilités créatrices de l'image, son et image jouant l'un avec l'autre, animés par le même ressort : « qu'est-ce que voir ? ».


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Le Grand Récit

Le Grand Récit

1997, 67 mn

Réalisé en résidence au Domaine de Kerguéhennec au cours des rencontres 1995/96 entre des artistes plasticiens et le théâtre, la danse, le cinéma, la musique, la littérature, la chanson, la photographie, Le Grand récit rend sensibles de nouvelles relations au temps et à l'espace dans la création contemporaine. Passage à la frontière des choses, il invente un espace de fiction qui fait du lieu un lieu virtuel et de l'histoire un devenir.


Dans les tours et détours d'un parcours mental à travers les oeuvres et les performances conçues avec un site particulier, l'imaginaire du spectateur est sans cesse alimenté par des découvertes et des événements inattendus, chaque facette du Domaine libérant de nouvelles possibilités de vie et de culture.

Oeuvres et performances, disséminées sur l'ensemble du Domaine (château, écuries, bergerie, cour, douves, lavoir...), incitent au jeu du labyrinthe qui transforme chaque événement et en fait naître incessamment de nouveaux.

Selon de multiples perspectives, le film recompose le lieu, suggérant des formes, des volumes, des lumières. Le lieu du film est un espace fragmentaire, discontinu, constitué de traverses et de soudaines ruptures.

 

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L'Homme noir

L'Homme noir

1998, 76 mn

Le personnage de l'Homme noir, figure détachée des premiers autoportraits de Pistoletto, est le rôle joué par l'artiste quand, libéré par ses oeuvres, il administre les images du passé, les images de la mémoire. Présence troublante, l'Homme noir hante le film comme l'ombre du passé qui se mêle au présent, inspirant un univers déréglé, trompeur, où toute chose est sans cesse dédoublée, redoublée. L'Homme noir, c'est «le versant sombre», dit l'un des personnages du film, c'est l'expression obscure de l'homme qui surgit du fond lumineux du tableau réfléchissant.

Le Signe Art qui accompagne l'Homme noir dès le début du film est la ponctuation d'un voyage.
Il invite au mouvement, au déplacement. C'est un lieu de passage pour tous les devenirs...
Ce film ouvre un espace mental, imaginaire, une perspective oblique entre les arts plastiques et le cinéma ; autrement dit, il crée un lieu d'expérimentation à la frontière des deux disciplines. Par sa structure formelle même, le film simule la dynamique particulière, rétro-prospective, qui anime et transforme l'oeuvre de Pistoletto.

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Balkan Baroque

L'Homme noir

1999, 63 mn
avec Marina Abramovic, Ulay, Paolo Canevari, Sean Kelly, Alexander Godschalk, Renato Bertolino, Louwrien Wijers, Dilradjie Sewsahal, Françoise Mol, Wouter Brave

Biographie à la fois réelle et imaginaire de Marina Abramovic, artiste de l'art corporel. Le film compose l'esthétique de vie d'une femme dans son époque, avec une histoire personnelle fortement marquée par la Yougoslavie de Tito, la violence ordinaire, l'expérience des limites physiques et psychiques... L'évocation volontaire du passé fait surgir quelque chose de plus secret, de plus intime : un devenir inconnu qui s'incarne dans des fictions ressenties comme authentiques fragments de vérité. Balkan Baroque saute d'une identité à une autre, d'un récit véridique à une imagination, d'un rêve à un rituel, le langage du corps prenant souvent le relais de la parole, l'interrompant ou au contraire la relançant.
(Toutes les images du film sont originales, qu'elles soient inspirées par des performances ou purement imaginaires).

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Les Guerriers de la beauté

L'Homme noir

2002, 71 mn
avec Jan Fabre, Els Deceukelier, William Forsythe, Erna Omarsdottir, Annabelle Chambon, Cédric Charron, Sébastien Cneude, Anny Czupper, Edmond Fabre, Emio Greco, Lisbeth Gruwez, Heike Langsdorf, Dirk Roofthooft, Helena Troubleyn, Geert Vaes, Wim Vandekeybus, Marc Vanrunxt, Jurgen Verheyen

Fantasmagorie de Pierre Coulibeuf, inspirée par les créations chorégraphiques et théâtrales de Jan Fabre. Un film-labyrinthe à entrées multiples où une improbable Ariane en robe de mariée (démon du passage ?), nous guide et nous perd dans un monde étrange marqué par la métamorphose, le jeu des pulsions, le dédoublement, la parodie, la ritualisation, la surréalité...

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Somewhere in between

L'Homme noir

2004, 71 mn
avec Meg Stuart, Michael von Der Heide, Christoph Homberger, Christoph Marthaler, Simone Aughterlony, Graham F. Valentine, Thomas Vodianka, Davis Freeman, Antonija Livingstone, Benoît Lachambre, Philippe Beloul, Varinia Canto Vila, François Brice, Lilia Mestre, Ugo Dehaes

Un film-portrait expérimental qui transpose en fiction la recherche de la chorégraphe Meg Stuart.

Pour le film, Meg Stuart interprète les comportements et gestes d'individus dans la vie de tous les jours : les attitudes étranges ou inhabituelles d'un couple de marginaux, de deux filles dans leur appartement, d'un couple dans une maison à moitié détruite, d'une fille dans un parking souterrain, d'une autre fille qui veut s'installer en Suisse et vit des expériences plus ou moins traumatisantes... Les imaginations de la chorégraphe ont inspiré à Pierre Coulibeuf un récit filmique discontinu, comme une projection mentale.

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Doctor Fabre Will Cure You

L'Homme noir

2013, 61 mn
avec Jan Fabre, Ivana Jozic

Portrait fictif de l’artiste flamand Jan Fabre, basé sur son journal intime et ses performances.
Le film, conte de fées moderne, projette Jan Fabre dans son propre imaginaire et compose un personnage qui change sans cesse d’identité. Jan Fabre joue de multiples rôles sous les déguisements les plus variés ; derrière un masque, toujours un autre masque… Le personnage féminin, tel un “démon du passage” empruntant différents visages, hante le personnage masculin et inspire ses métamorphoses, ad infinitum.

“L’existence simule, elle dissimule, et elle dissimule que, même dissimulant et jouant un rôle, elle continue d’être l’existence authentique, liant ainsi, par une malice presque indémêlable, le simulacre à la véritable authenticité.” Maurice Blanchot.


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