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Les Orchidées

1913 - Noir et blanc - Muet - Date de sortie : 24 octobre 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 112 m
Durée d'origine : 6 mn

Orchidées et cattleyas se développent sous serre dans des établissements spéciaux, de la germination sous cloche à la floraison. Une femme profite d'un bouquet dans son appartement.

 

 

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Les Orchidées

Ce jour là dans Film-Revue n° 39 : le 5 septembre 1913  

Il est certain que si l'on informait le public, le bon public du cinéma, que la famille des orchidées se compose de plantes rarement sous-frutecentes et plus souvent épiphytées, que les fleurs sont groupées en panicule, en corymbe terminal et qu'elles présentent un périanthe à tube adhérent à l'ovaire ; si l'on projetait tous ces détails destinés aux savants spécialistes (comme l'ont fait certaines maisons d'éditions scientifiques) le public s'en soucierait comme un poisson d'une pomme rainette et il aurait tout à fait raison.
La bande portant la marque Scientia-Eclair que nous consacrons aux orchidées est moins prétentieuse mais infiniment plus intéressante. Une très belle photographie, qu'agrémente un coloris très soigné donnant l'illusion parfaite de la nature, permet d'admirer des fleurs merveilleuses fragiles et rares et dont certaines variétés, le cattleya par exemple atteignent des prix fabuleux. Culture, germination, floraison lente, éclosion, tout le travail de l'homme et de la nature associés, est présenté avec le goût le plus sûr et le plus artistique.
La bande des orchidées est appelée à faire sensation et les exploitants avisés qui la feront figurer à leur programmes sont assurés d'avance du succès le plus complet.

 

Ce jour là dans Film-Revue n°49, La quinzaine de Scientia  : 17 novembre 1913

La superbe bande les orchidées soulève l'enthousiasme du public dans tous les cinémas de France et de l'étranger. Nul film n'avait jusqu'alors rehaussé à un tel degré les splendides productions de nos horticulteurs. La fin de cette belle étude se couronne gracieusement de l'apparition de Mlle Dauvray, la jolie pensionnaire de l'Eclair, qui a prodigué ici, comme toujours, son merveilleux talent et sa grâce parfumée comme les fleurs qu'elle caresse.

 

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La Sensitive

La Sensitive

1914 - Noir et blanc - Muet
Autres titres : The Sensitive Plant, La Sensitive botanique
Réalisation : André Bayard
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 103 m
Durée d'origine : 5 mn

Mr Chantrier, horticulteur à Mortefontaine, présente la sensitive. Il montre la sensibilité de ses feuilles, qui se replient sur elles-mêmes en réaction aux frôlements, aux chocs, à la fumée et à la chaleur. Sous l'influence de l'éther, elles deviennent insensibles. La nuit, la sensitive se ferme pour s'ouvrir au lever du jour.

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Ce jour là dans Film-Revue n°54, La Quinzaine Scientia : 22 décembre 1913

Le récent séjour du service scientifique de l' Eclair chez M. Chantrier, l'horticulteur bien connu, a enrichi la collection Scientia de documents exceptionnels sur la flore exotique.
M. Chantrier, qui est un dilettante de la botanique, a su réunir dans les serres de son établissement les spécimens les plus extravagants de la végétation tropicale.
Il nous fut donné de filmer les manifestations actives de plantes que la nature a doté de mouvements réflexes se manifestant en diverses circonstances : veille et sommeil, fécondation, nutrition, etc.
Ces films supérieurement enregistrés seront une révélation pour le grand public.

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Le Chrysanthème

1914 - Teinté - Muet
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 118 m
Durée d'origine : 6 mn

La bouture en pot est la première opération dans le développement du chrysanthème. Un "pincement" vient ensuite couper la tige à mi-hauteur. A la fin de l'été, tous les boutons apparus au pincement sont coupés sauf un, dit bouton terminal. Mis à l'abri en automne, le bouton terminal s'épanouit. La culture uniflore, une seule tige porteuse d'une seule fleur, produit d'énormes chrysanthèmes.

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Le Chrysanthème

Ce jour là dans Film-Revue , La quinzaine de Scientia  : 13 avril 1914

La saison des chrysanthèmes est changée depuis que Scientia les fait fleurir sur de multiples écrans. C'est, en effet, bel et bien en plein printemps que la bande Le Chrysanthème, Roi de l'Automne a fait son apparition, à la grande satisfaction des exploitants du monde entier. Ceux-ci ont pu juger, sur leur clientèle enthousiasmée, combien la fleur chère à Pierre Loti est aimée également de tous.
Remarqué sur les livres des agences de fortes commandes pour le Japon et la Chine : c'est là, certes, le meilleur hommage que Scientia pouvait désirer.
Remercions encore M.Blot, l'actif et distingué chef de culture de la maison Vilmorin-Andrieux et C°, de la bienveillante collaboration qu'il nous a accordée pour la confection de la bande du Chrysanthème et d'autres encore dont nous réservons la surprise pour plus tard.

 

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Les Plantes carnivores

Les Plantes carnivores

1914 - Noir et blanc - Muet
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 111 m
Durée d'origine : 6 mn

Les plantes carnivores capturent leurs victimes par différents procédés : le drosera, mousse des endroits marécageux, est couvert de glu. La pinguicule d'Amérique du Nord, ou grassette, a des feuilles dont les glandes sécrètent un liquide acide. Le sarracenia du Canada dispose de feuilles contournées en coupes garnies d'un duvet intérieur. La dionée attrape-mouches des tourbières de Caroline du Nord possède des feuilles se refermant comme une mâchoire.

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Ce jour là dans Film-Revue n°54, La Quinzaine Scientia  : 22 décembre 1913

Le récent séjour du service scientifique de l' Eclair chez M. Chantrier, l'horticulteur bien connu, a enrichi la collection Scientia , de documents exceptionnels sur la flore exotique.
M. Chantrier, qui est un dilettante de la botanique, a su réunir dans les serres de son établissement les spécimens les plus extravagants de la végétation tropicale.
Il nous fut donné de filmer les manifestations actives de plantes que la nature a doté de mouvements réflexes se manifestant en diverses circonstances : veille et sommeil, fécondation, nutrition, etc.
Ces films supérieurement enregistrés seront une révélation pour le grand public.

Ce jour là dans Film-Revue , La Quinzaine Scientia : 11 mai 1914

Une curiosité végétale que cette Dionée attrape-mouches, faisant son ordinaire nourriture des petits insectes venus inconsidérément folâtrer sur les feuilles. Imaginez-vous une petite plante s'étalant en rosace et dont chaque feuille se termine par un appareil menaçant, sorte de mâchoire bordée de dents aiguës, puis, à l'intérieur, quelques poils, qui déclencheront l'appareil. Qu'une mouche se risque dans cet antre machiavélique, au moindre contact avec l'un des poils la charnière se referme, et… adieu la vie ! lorsque quelques jours après le piège reprend sa position d'affût, il ne reste à l'intérieur que pattes et ailes, morceaux en vérité indigestes. Cette plante se rencontre en Amérique, dans les marais de la Caroline et sur les films les plantes carnivores, où elle voisine avec la drosère, également destructrice d'insectes et qui n'est pas introuvable, dans les endroits humides, en forêt de Fontainebleau.

Les ancêtres de Scientia  :

Les plantes curieuses , Henri Coupin, Docteur ès sciences, 1900
Série de 23 vues
Vue 4) Drosera rotundifolia
"Pour se nourrir, la plupart des plantes puisent par leurs racines les matières nutritives contenues dans le sol et absorbent par leurs feuilles les gaz de l'atmosphère indispensables à leur développement. Mais il existe un certain nombre de plantes, appartenant d'ailleurs à des familles très diverses, qui présentent un autre mode d'alimentation fort curieux ; je veux parler de certaines autres plantes qui, par des mécanismes divers (…) sont susceptibles de capturer de petits animaux et de les digérer : on désigne ces plantes extraordinaires sous le nom de plantes carnivores. (…)
En France, dans les endroits marécageux des landes ou des bois, il n'est pas rare, surtout dans le midi, de rencontrer une petite plante étalée sur le sol et toute couverte de petites gouttelettes liquides qui brillent au soleil comme de la rosée. De là le nom de Rosée de soleil ou Rossolis que lui donnent les paysans.
Les botanistes la nomment Drosera, d'un mot grec, signifiant "couverte de rosée". Si l'on examine avec soin un pied de rossolis, on voit qu'il est formé de nombreuses feuilles de grandeurs diverses attachées presque toutes au même point et se dirigeant en rayonnant à la manière d'une rosette. A la fin de l'été, du centre de cette rosette, s'élève une tige dont la longueur atteint à peine un décimètre et qui porte des fleurs blanches. La queue de la feuille, le pétiole comme l'on dit en botanique, est très mince, mais à son sommet il s'évase peu à peu pour former une lame ayant l'aspect d'une cuillère. De tout le pourtour de celle-ci partent en rayonnant de gros poils d'une couleur rouge terminés par une petite tête renflée, souvent enveloppée d'une grosse goutte d'un liquide incolore et visqueux. (…)
Lorsque l'on observe un pied de rossolis un peu de temps, on ne tarde pas à voir venir un insecte se poser sur une des feuilles dans l'espoir d'y trouver sa nourriture. Les pattes et les ailes engluées par le liquide de chacun des poils, il se débat désespérément, le plus souvent sans succès, pour se tirer du mauvais pas où il est tombé. Bientôt tout effort deviendra inutile. Les poils voisins de l'insecte s'infléchissent peu à peu vers lui de manière à venir placer leur tête visqueuse sur son corps ; il en est de même des poils qui sont un peu plus éloignés. Au bout d'une heure environ, tous les poils se sont rabattus sur le malheureux insecte, qui ne tarde pas à mourir étouffé au milieu du liquide qui l'englue de toute part. Mais la feuille n'est pas encore satisfaite : elle se replie, en effet, sur elle-même, de manière à envelopper complètement l'insecte qui disparaît à la vue. (…). Au bout d'un jour ou deux, des phénomènes inverses se produisent : la feuille se déroule, les poils se relèvent l'un après l'autre et reprennent la position qu'ils avaient au début. Quand à l'insecte, il est devenu presque méconnaissable, il ne reste de l'insecte que l'enveloppe dure qui le recouvrait, sa chair ayant absolument disparu. Les restes de la victime évacués, la feuille est de nouveau apte à capturer un autre insecte. (…)
Que se passe-t-il pendant que la feuille est repliée sur elle-même ?
Plusieurs naturalistes, Darwin en particulier, ont étudié cette question et sont arrivés aux conclusions suivantes. D'abord le liquide sécrété par la feuille, d'alcin, de visqueux qu'il était avant la capture de l'insecte, devient acide. Puis il s'y forme une matière spéciale, analogue à celle qui se trouve dans l'estomac des animaux, et connue sous le nom de pepsine. On sait que c'est grâce à cette matière que les aliments ingérés sont transformés, digérés come l'on dit, et susceptibles par suite d'être absorbés par la feuille et sert à la nourriture de toute la plante. Il n'y a que les parties dures du squelette externe de la bestiole qui ne peuvent être digérées. C'est on le voit une digestion analogue à celle qui se produit dans le tube digestif des animaux."

Vue 5) Pinguicula vulgaris
"Le Drosera n'est pas la seule plante carnivore de nos pays. Dans les mêmes parages, on trouve une autre plante d'aspect tout différent : c'est la grassette , l'herbe grasse , l' herbe huileuse  , la langue-d'oie . C'est le Pinguicula vulgaris des botanistes. La grassette est, comme le drosera, composée d'une rosette de feuilles ; mais celle-ci n'ont pas la légèreté et l'élégance des feuilles du drosera. Ainsi que ses noms vulgaires l'indiquent, les feuilles de la langue-d'oie sont ovales et épaisses. Toute leur face supérieure est couverte de petits poils glanduleux. En voyant une feuille d'aspect aussi massif que celle du pinguila, on ne se douterait vraiment pas qu'elle peut capturer des animaux aussi agiles que le sont les insectes. Cela est cependant : si une bestiole a le malheur de passer sur une feuille, ses pattes sont engluées et elle ne tarde pas à ne plus pouvoir s'échapper, alors que la feuille toute entière se replie latéralement sur l'insecte, s'enroule comme un cornet autour de lui et finalement le digère. "

Vue 7) Dionée attrape-mouches
"…une plante qui croît dans les prairies marécageuses de la Caroline du Nord et qui est une des plus curieuses du monde, la Dionea muscipula ou Dionnée attrape-mouches. Sa taille est un peu plus grande que celle du drosera, ses feuilles disposées en rosette ont un aspect bizarre. La partie inférieure ressemble à une feuille ordinaire, elle est aplatie et membraneuse ; vers le haut, elle se rétrécit et se continue par l'intermédiaire d'une portion amincie avec une lame aplatie de forme arrondie ; sur la ligne médiane est un sillon très profond qui la divise aussi en deux lobes latéraux, légèrement excavés au centre. Le bord libre de chacun des lobes se prolonge en de longues épines, disposées de façon à venir s'entrecroiser lorsqu'un lobe se rabat sur l'autre. Enfin, il faut signaler la présence de trois petits poils sur la face supérieure de chacun des lobes. A l'état ordinaire la feuille est largement étalée, mais vienne un insecte se poser sur le sommet aussitôt les deux lobes, pivotant sur la charnière médiane, se rabattent l'un sur l'autre en emprisonnant entre eux la bestiole qui ne peut plus s'échapper, par suite de l'enchevêtrement des épines. Le captif est alors digéré par le liquide que sécrètent les glandes rougeâtres dont la feuille est abondamment pourvue.
Lorsque les matières nutritives de la victime ont été complètement absorbées, la feuille se rouvre peu à peu et le squelette est expulsé. Il est à noter que toutes les parties de la feuille ne sont pas irritables. Pour que la feuille se ferme, il faut que les pattes de l'insecte viennent toucher l'un des six poils dont nous avons signalé l'existence vers le centre de chacun des lobes.
Enseignement par les projections lumineuses . Notices rédigées sous le patronage de la commission des vues instituées près du Musée pédagogique.

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