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  Zoologie : poissons/batraciens/reptiles
 

La Torpille

La Torpille

1913 - Noir et blanc - Muet - Date de sortie : 4 avril 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 106 m
Durée d'origine : 4 mn

Pour se défendre des prédateurs, la torpille, poisson plat de la famille des raies, émet des décharges électriques. Lors de la dissection en laboratoire, le chercheur s'attarde plus particulièrement sur l'organe producteur d'électricité de l'animal et fait quelques expériences à l'aide d'un voltmètre et d'une ampoule électrique.

 

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Ce jour là dans Film-Revue n°10 : 17 février 1913

La torpille (torpedo) est un genre de poisson plagiostome, type de la famille des « torpédinidés », répandu de la Méditerranée et l'Atlantique à l'Océan indien. Les torpilles sont de grande taille et ressemblent à des raies, avec le disque arrondi, droit ou échancré en avant, la queue courte et charnue. Ces poissons possèdent un organe, véritable appareil électrique, entre la base de la tête, les branchies et les nageoires ventrales. Cet appareil est composé de prismes adhérant entre eux par leur arêtes, et grâce auquel l'animal envoie des décharges assez fortes pour engourdir la main qui veut le saisir et aussi pour tuer les autres poissons. Cela n'empêche pas certaines sangsues marines (branchellions) insensibles à ses décharges électriques, de se fixer par groupe sur le dos des torpilles.

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Les Poissons curieux

1913 - Muet - Date de sortie : 20 juin 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 114 m

Ce jour là dans Film-Revue n° 21 : le 2 mai 1913

«  Le nombre des poissons que l'on trouve chaque jour est incalculable, et, dans un coup de filet, il arrive parfois que l'on peut trouver des centaines d'espèces différentes. Mais, néanmoins, il en est de curieuses et de bizarres comme formes vivant sur nos côtes, méritant de retenir toute notre attention. C'est ainsi que le grondin et la raie sont des espèces curieuses, cependant que cela nous semble très banal à force d'en entendre parler. Il faut voir les évolutions du grondin sous l'eau, avec sa bouche énorme de petit squale, ses nageoires armées et solides qui lui permettent de bondir sur sa proie. La raie présente des variétés de formes et prend différents noms selon sa taille. Nous citons comme phénomène intéressant dans les poissons curieux la vive, dont la nageoire dorsale constitue un dard redouté des pêcheurs. Mais les hippocampes attirent et retiennent davantage encore l'attention par la forme de leur tête et la courbure de leurs corps qui leur a fait donner le nom de chevaux marins. Ils vivent attachés aux herbes et aux corps flottants par leur queue enroulée, et sont ainsi souvent transportés au loin. On en connaît une trentaine d'espèces vivant dans les mers chaudes et tempérées, de qui explique leur présence dans les eaux d'Europe, voisines du Gulf Stream. »

Film non retrouvé

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L'Amblystome

1913 - Noir et blanc - Muet - Date de sortie : 18 juillet 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 120 m
Durée d'origine : 7 mn

L'amblystome est un amphibien des lacs mexicains, une salamandre. Il est souvent immobile, figé, arborant une face hilare. Lorsqu'il est à l'état de larve aquatique, il est appelé axolotl ; il possède des branchies qui lui couronnent la tête et qui sont constamment agitées par les mouvements de sa respiration. Perdant ses branchies pour vivre à l'air, il se déplace péniblement sur le sable et respire par ses poumons. A sa naissance, l'embryon du batracien se libère de son oeuf et, au bout de trois mois, ses pattes non palmées se forment pour évoluer dans l'eau. Cet animal est d'une grande voracité et se nourrit de proies vivantes. Ici deux amblystomes se disputent un petit serpent de mer, chacun ayant un morceau en bouche.

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

L'Amblystome

Ce jour-là dans Film-Revue : 30 mai 1913

L'amblystome

Genre de batraciens urodèles*, qui ressemblent aux salamandres et présentent cette particularité de pouvoir se reproduire à l'état de larves- on les nomme alors axolotls .
L'axolotl est connu depuis le commencement du XVIIè siècle : il en est fait mention dans l 'Histoire de la Nouvelle Espagne par Hernandez*. On en parle comme d'un poisson très abondant dans le lac de Mexico.
Au XVIIIè siècle, un naturaliste cite également comme poisson comestible, l'axolotl. Il y a cinquante ans, le Muséum d'histoire naturelle de Paris reçut quelques spécimens d'axolotls vivants, et une femelle pondit un certain nombre d'œufs. On observa, à la naissance des petits, qui se produisit au bout d'un mois, que, tandis que les uns conservaient la forme de leur mère, d'autres se transformaient peu à peu en amblystomes.
On connaît dix-sept espèces d'amblystomes originaires des Etats-Unis, de l'Amérique du Nord, des îles Vancouver et du Sud du Canada.

Ce que l'image donne à voir  :

Malgré une volonté affichée par les intertitres de s'ancrer dans le domaine de la vulgarisation scientifique les images et leur montage tirent le spectateur vers un autre genre. Tout se passe comme si le réalisateur avait succombé au «charme » de l'axolotl. C'est un plan serré d'axolotl qui ouvre le film, un gros plan qui le ferme, bien que celui-ci porte le titre d' Amblystome  . Bien ternes semblent alors les plans larges montrant les amblystomes barbotant maladroitement au bord de l'eau. Ils ont perdu la grâce indifférente de leur évolution aquatique. L'axolotl/amblystome est une curiosité de la nature, mais le film de par sa construction l'investit d'une dimension héroïque. Il semble comme animé d'une volonté propre qui choisit une latence aquatique ou un devenir terrestre.
Dans ce glissement d'un genre à l'autre, du documentaire de vulgarisation scientifique à la fiction on rejoint le glissement du réel au fantastique qui sous-tend la trame narrative de la nouvelle de Julio Cortazar l' Axolotl . La simple observation de l'animal dans un aquarium devient pour le narrateur observation obsessionnelle, passion contemplative dans laquelle il finira par se perdre.

«  De là à tomber dans la mythologie il n'y avait qu'un pas facile à franchir, presque inévitable. Je finis par voir dans les axolotls une métamorphose qui n'arrivait pas à renoncer tout à fait à une mystérieuse humanité. Je les imaginais conscients , esclaves de leur corps, condamnés indéfiniment à un silence abyssal, à une méditation désespérée. Leur regard aveugle, petit disque d'or inexpressif et cependant terriblement lucide me pénétrait comme un message "«sauve-nous, sauve-nous » (…). C'était des larves, mais larve veut dire masque et aussi fantôme. Derrière ces visages aztèques, inexpressifs et cependant d'une cruauté implacable, quelle image attendait son heure ?  »
Julio Cortazar , l'Axolotl, in Les armes secrètes

Aujourd'hui, la science  :

L'axolotl est une larve néoténique* d'une espèce d'amblystome. Pour les batraciens, la néoténie n'entraine pas l'arrêt du développement de l'individu : il continue à croître en conservant son organisme larvaire et en acquérant sa maturité génitale. Il peut donc se reproduire. En l'absence de métamorphose l'axolotl reste lié à la vie aquatique.
La métamorphose des batraciens permet le passage de la vie aquatique du têtard à la vie aérienne ou semi-aérienne, qui est normalement celle de l'adulte. La métamorphose s'effectue sous le contrôle endocrinien de l'hormone thyroïdienne. Pour les espèces sujettes à une néoténie obligatoire les tissus ne réagissent pas à l'hormone thyroïdienne, ce qui bloque la métamorphose.
Mais chez l'axolotl, l'adjonction de cette hormone provoque la métamorphose et l'apparition de l'amblystome. L'hypophyse de l'axolotl manque donc à sa fonction de stimulant hormonal, il ne s'agit pas de défaillance des tissus. La néoténie chez l'axolotl est donc facultative.
La néoténie semble en partie conditionnée par les conditions climatiques et écologiques. Les régions d'altitude sont déficientes en iode qui est un constituant indispensable de l'hormone thyroïdienne. L'administration d'iode organique stimule la métamorphose de l'axolotl. De même un changement d'environnement occasionne parfois une métamorphose spontanée. Par exemple l'amblystome tigré, vivant à l'état larvaire dans les régions froides et élevées du Colorado, se métamorphose dans les plaines chaudes.

Contes et légendes

« … Xolotl est une divinité de l'ancien Mexique, plus exactement le double de Quetzalcoalt qui préside au cycle de la vie et de la mort. Lorsqu'il fut décidé par les dieux d'alors de créer les étoiles, le soleil et la lune, certains d'entre eux se jetèrent dans le feu pour se transformer en astre. Quand le soleil (Nanauatzin) et la lune (Tecciztecalt) apparurent, les autres dieux s'aperçurent avec terreur qu'ils ne bougeaient pas. Ils comprirent que c'était parce qu'ils étaient morts et que le sang devait être versé pour leur redonner vie. Ils décidèrent de se sacrifier collectivement et Quetzalcoalt fut chargé de les tuer.
Un dieu, pourtant, chercha à se dérober à la mort ; c'était Xolotl, le dieu double autre reflet de Quetzalcoalt. Il s'enfuit dans un champ de maïs, devenant un épi double ; puis dans un champ d'agaves, se transformant en mexolotl (double agave) ; puis dans l'eau où il se transformera en axolotl. Enfin il fut rejoint et tué. Ainsi Quetzalcoalt qui s'était déjà sacrifié sous la forme de Nanauatzin, se mettait à mort une seconde fois sous les espèces de Xolotl. Alors, au-dessus des dieux sacrifiés et tirant vie de leur mort, le soleil et la lune commencèrent leur course dans le ciel . »

Jacques Soustelle L'univers des Aztèques

L'axolotl est le tombeau des dieux, enveloppe charnelle délaissée par l'esprit de Xolotl. Cette absence le condamne à être à jamais un devenir sans accomplissement, une forme de vie passée qui ne se réalisera jamais.

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La Grenouille

1913 - Muet - Date de sortie: 1er août 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 128 m

Ce jour là dans Film-Revue n° 27  : le 13 juin 1913

Les grenouilles, genre de batraciens du type "ranidé" ont le corps assez élancé, les membres postérieurs longs, sautent avec agilité et nagent bien. Leur jeune âge se passe dans les eaux dormantes, sous la forme de têtard. Les têtards, ainsi appelés à cause de leur corps ovale ou rond, qui ressemble à une grosse tête suivie d'une queue, représentent le premier état larvaire du batracien anoure sortant de l'œuf. Ils sont exclusivement aquatiques et respirent par des branchies. Après plusieurs mues, ils arrivent à une taille assez forte et acquièrent une paire de membres postérieurs. Leurs poumons se développent peu à peu, puis les membres antérieurs ; et le têtard prend la forme de grenouille, tout en gardant sa queue, qui disparaît enfin. Il est alors parvenu à l'âge adulte. A partir de ce moment la vie des grenouilles devient terrestre, et elles sont extrêmement voraces, vivent d'insectes et de petits poissons. Pendant l'été les mâles font résonner le bord des étangs de leurs joyeux croassements. Dans la mauvaise saison les grenouilles demeurent enfouies dans la vase ou blotties sous les pierres.

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L'Epinochette des ruisseaux

L'Epinochette des ruisseaux

1913 - Noir et blanc + teinté - Muet - Date de sortie : 13 octobre 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 152 m
Durée d'origine : 8 mn

L'épinochette mâle recherche un lieu favorable à l'établissement d'un nid. Après avoir fait son choix, elle pénètre tête en avant dans les herbes et tourne sur elle-même pour pratiquer une ouverture cylindrique. Pour solidifier son édifice, elle se met en quête de minuscules végétaux. Le mâle s'élance alors au milieu d'un groupe de femelles. La femelle élue est alors conduite aux abords du nid. Après plusieurs tentatives, elle se décide à y pénétrer et à remplir sa fonction maternelle. Tandis qu'elle s'échappe par une autre ouverture, le mâle entre à son tour et féconde les oeufs. Seul le mâle s'occupe de la couvée. Lors d'un moment d'inattention, une autre épinochette met le nid à sac et, après une courte lutte, le père retrouve les oeufs. A l'éclosion, les alevins mesurent à peine quelques millimètres, l'épinochette n'abandonne sa progéniture que lorsque sa cuirasse épineuse est assez résistante.

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Ce jour là dans Film-Revue n° 36 : 15 août 1913

C'est le temps où les lilas sont en fleurs, où le rossignol module ses élégies troublantes. Au pays de l'épinochette on rêve aussi d'hymen et des joies de la famille. Le mâle qui résume tous les dévouements essayera de toucher le cœur des belles indifférentes par le luxe du palais nuptial, le nid, qu'il bâtira. Il fait choix, au fond du ruisseau, d'un site qui lui paraît convenable pour l'établissement du domicile conjugal, pénètre dans la vase au point voulu, s'enfonce, la tête en avant, jusqu'à disparaître, tourne rapidement sur lui-même, et pratique au moyen de cette manœuvre, un trou cylindrique à parois assez résistantes. Pour le solidifier, l'épinochette saisit des herbes brin à brin, avec sa bouche, les porte à son trou, pèse dessus avec son corps à la façon des oiseaux. Mais la chambre nuptiale est prête, le travailleur qui, jusqu'alors s'était habillé d'un surtout gris et sombre, revêt un habit aux brillantes couleurs, et paré comme beau fiancé de village, l'amoureux s'élance au milieu d'un groupe de femelles et y fait son choix. Des manœuvres délicates, de douces violences subies sans trop de protestations, ont conduit la femelle à l'entrée du gynécée. Alors le mâle semble expliquer à la jolie visiteuse tout le confortable intérieur et l'heureux choix du paysage d'alentour. La femelle, séduite, se décide à entrer, elle demeure quelques minutes dans le nid, témoignant par des mouvements saccadés qu'elle remplit sa fonction maternelle. A peine est-elle sortie, que le mâle entre à son tour et féconde les œufs. Pendant près d'un mois, jusqu'à éclosion des alevins, il fera bonne garde autour du berceau de ses enfants, il éloignera les intrus et les voleurs, ventilera les œufs avec ses nageoires afin de ramener des eaux plus oxygénées et de chasser les dépôts limoneux.

Ce jour là dans Film-Revue n° 47, La quinzaine Scientia : 31 octobre 1913

On nous signale – et nous en sommes ravis – le gros succès que remporte dans les cinémas de Paris, de la province et même de l'étranger, l'Epinochette des ruisseaux . A Londres, à Glasgow, à Rotterdam, à Odessa, plusieurs conférences ont été faites dans les milieux qui s'intéressent à la pisciculture, et, chaque fois, la projection de ce très beau film a provoqué d'enthousiastes applaudissements. C'est là une légitime satisfaction pour les metteurs en scène de Scientia qui, un mois durant, dans l'attente d'une scène curieuse, ont monté la garde à tour de rôle devant le gigantesque aquarium où les épinochettes se livraient à leurs ébats. C'est, en effet, dans une véritable mare artificielle et derrière d'épaisses parois vitrées qu'étaient élevés depuis longtemps les minuscules poissons. Ils ont grandi et se sont acclimatés dans leur transparente prison au point de se livrer, l'époque venue, aux charmes et aux douceurs de l'hyménée.

Ce jour là dans Film-Revue n°52, La Quinzaine de Scientia : 8 décembre 1913

J'ai eu, l'autre semaine, la sombre douleur de constater que dans un établissement du quartier de l'Etoile un de nos films, dûment programmé, ne parut point sur l'écran. Et pourtant l'Epinochette des ruisseaux méritait mieux que cet escamotage. C'est, en effet, un de ceux qui, après avoir mis notre patience à une rude épreuve, condense en une étude vraiment originale les mœurs de cet industrieux poisson. J'ai bien lu, parbleu, que la Direction se réserve le droit d'apporter des modifications au programme ; n'empêche que c'est très mal, ce que vous avait fait là, Monsieur Marius Combes.

 

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Les Tortues aquatiques

1913 - Muet - Date de sortie : 10 octobre 1913
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 98 m

Ce jour là dans Film-Revue n°37 : le 22 août 1913

Les tortues sont des reptiles à forme massive dont nous ne connaissons dans notre pays que les types dits « terrestres » . Mais il existe dans les régions chaudes, et même dans le Midi de la France et en Algérie, des espèces dites aquatiques qui offrent des particularités bizarres. Les tortues aquatiques sont des animaux carnassiers qui passent cependant la majeure partie de leur existence dans les marécages où elles se remuent avec une grande agilité. Elles y vivent de poissons, de grenouilles. Elles ont un système respiratoire aérien, ce qui les oblige à remonter fréquemment à la surface pour chercher leur provision d'air. Elles sont très agiles, et n'hésitent pas à escalader des rochers, et à grimper le long de fortes herbes qui peuvent les soutenir. Parfois aussi, il se produit des accidents. Entraînées par leur poids, elles se retrouvent sur le dos, à la suite d'efforts, et c'est alors une comédie burlesque que de voir les contorsions de la tortue pour tâcher de se redresser. D'un tempérament très doux, la tortue aquatique devient farouche quand elle se voit dans l'obligation de disputer une proie à ses congénères.

Film non retrouvé

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Le Crapaud

1915 - Noir et blanc - Muet
Format d'origine : 35 mm
Métrage d'origine : 124 m
Durée d'origine : 7mn

Le crapaud happe une chenille et une libellule grâce à sa langue qu'il projette. Il se gonfle devant la couleuvre, son ennemie, et se dresse sur ses pattes pour l'intimider. Une expérience prouve qu'il se laisse leurrer par la transparence du verre : le crapaud, obstiné, se heurte à la paroi d'un cristallisoir rempli de chenilles. Ses œufs, innombrables, sont déposés au bord des eaux. De nombreux têtards de grenouilles évoluent dans l'eau ; après leur transformation, ils quitteront pour toujours l'élément liquide.

 

Lieux de consultation : CNC à la BnF (Paris) ; Bois d'Arcy (Yvelines)

Le Crapaud

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